| Un Cabinet de
curiosités
Les artistes :
Maria Ångerman (Suède)
Ruth Baettig (CH)
Dominique Blaise (F)
Boycotlettes (CH)
Carola Dallmeier (CH)
CBDR (Cécile Bonnet & Delphine Reist) (CH)
Muriel Décaillet (CH)
Martine Derain & Laure Maternati (F)
Cécile Dupaquier (F) Laurent Faulon (F)
Joëlle Flumet (CH)
Hélène Gerster (CH)
Claudia Kappenberg (UK)
Tina Keane (UK)
Janice Kerbel (UK)
Kreand (Andreas Kressig) (CH)
François Loriot & Chantal Mélia (F)
Christine Melchiors (F)
Sladjan Nedeljkovic (CH)
Nathalie Nicola (CH)
Jenny Perlin (USA)
Sébastien Perroud (F)
Geneviève Romang (CH)
Walid Sadek (Liban)
Trébor Scholz (USA)
Ran Slavin (Israël)
Andréas Spitteler (CH)
Sylvie Ungauer (F)
Eva Vretzaki (Grèce)
Poka Yio (Grèce)
Scénographié par les
architectes :
Loïc Chareyre, Sandra Parvu

Un cabinet de curiosités
Anonyme
Le cabinet d'Ole Worm
1655, gravure,
Bibliothèque Estense, Modène
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L’exposition « Un cabinet de curiosité
» établit la passerelle entre la saison 2003-2004
et celle de 2004-2005. En guise d’expérience
estivale, 30 artistes présentés à Piano
Nobile depuis son ouverture en 1995, sont regroupés
dans une exposition abondante d’objets hétéroclites,
à découvrir comme autant d’interprétations
qu’ont données les artistes à l’invitation
à présenter un objet de petite dimension, une
série ou un multiple. Cette collection-rétrospective
est scénographiée par deux architectes. Dans
l’idée de rassembler, de densifier à l’extrême,
l’exposition joue sur la perte de repères du
spectateur et sur une approche inhabituelle de l’œuvres.
Divers genres, (miniatures, série ou multiples) et
médias se côtoient comme ils pourraient le faire
dans un environnement privé, ordonnés de manière
aléatoire par l’amateur. La référence
aux cabinets de curiosités est ainsi établie.
Désignant au XVIe et XVIIe siècles des lieux
dans lesquels est présentée une collection d’objets
rares ou étranges représentant les trois règnes,
le monde animal, végétal et minéral,
en plus de réalisations humaines, ils sont des recueils
ou des microcosmes résultant d’explorations,
de la découverte de nouvelles terres. Pour cette exposition,
interpréter la notion du « cabinet de curiosités
», c’est aussi rassembler un condensé de
créations artistiques de choix tel un univers de collectionneur,
proposé à la vente à un prix accessible
pour une (autre) collection à venir.
Le dispositif global de l’exposition s’appuie
sur le configuration existante de l’espace, tout en
le modulant en un espace domestique, potentiellement habitable
ou temporairement habité. Composé de plusieurs
types d’aménagements, meuble de collectionneur,
meubles fonctionnels de seconde main, accrochages verticaux
avec repères visuels - paroi densifiée en favorisant
la lecture sérielle- et espace de visionnage d’images
en mouvement, il s'ajuste aux objets et les classifie non
selon des critères de genre, de forme ou de provenance,
mais selon un système de présentation qui les
juxtapose et les individualise tout à la fois.
Diverses tactiques, en suscitant la curiosité, invitent
à un face-à-face avec l’œuvre et
permettent de s’isoler du contexte ; lucarne de visionnage,
tiroirs entre-ouverts, escabeau d’accès à
chaque zone de la cimaise, installation singulière
entre l’espace d’exposition et la rue. En opérant
un aller-retour entre le foisonnement d’objets et les
créations individuelles, du premier sentiment de perte
de repères, le spectateur découvre les moyens
d’accès à chaque objet, qui prend ainsi
une nouvelle valeur.
Piano Nobile
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