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Dépendance-indépendance
Enjeu politique, position artistique
Programmation vidéo d’artistes chinois de Hong Kong, de Macao et de Canton
Le 8 février 2007 à 19h30 : introduction par Sylvie Rodriguez, diffusion du programme, discussion
Du 9 au 17 février : diffusion
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Le programme vidéo Dépendance-indépendance est une carte blanche qui a été confiée à Sylvie Rodriguez, artiste plasticienne vivant à Genève. Il réunit un ensemble de huit œuvres réalisées entre 1987 et 2006. Cette programmation a été réalisée lors d’une résidence de l’artiste à la Ox Warehouse, Macao, en décembre 2006 et janvier 2007.
Complétant la programmation et diffusé en parallèle, le documentaire réalisé en 2004 par Tammy Cheung relate les manifestations qui se sont déroulées à Hong Kong en 2003.
Dépendance-indépendance
Enjeu politique, position artistique
Sylvie Rodriguez
Le programme vidéo Dépendance-indépendance a été conçu lors de ma visite dans les villes de Hong Kong, de Macao et de Canton. Il reflète mes intuitions et ma propre réflexion, qui se sont forgées au contact de ces villes et par des échanges avec des artistes, des rencontres avec des institutions d’art contemporain ou avec des curateurs. Il livre donc la vision d’une artiste observant des images, découvrant la politique artistique d’un pays en plein bouleversement.
Le sud est de la Chine a souvent adopté des positions politiques radicales et, lors de mon voyage, j’ai été intéressée à connaître dans quelle mesure des images réalisées par des artistes pouvaient véhiculer ces changements politiques. Dépendance-indépendance est le fil conducteur qui lie le corpus d’œuvres. Le titre est à comprendre dans un sens large et il ne réfère pas uniquement au niveau politique mais également à une sphère plus individuelle, plus personnelle. Les travaux réunis s’étendent sur une période de plus de vingt ans, ce qui se traduit par une grande diversité d’images.
Hong Kong a été rétrocédée à la Chine en 1997. Jusqu’à cette date, cette ville se profilait comme une capitale économique. Le retour à la Chine a mis fin à cet âge d’or. La population de Hong Kong a manifesté avec vigueur contre la rétrocession du territoire; néanmoins, elle ne souhaitait pas non plus rester dans les mains anglaises.
Inversement Macao, ancienne colonie portugaise, connaît un essor de son économie depuis sa rétrocession à la Chine en 1999, orientée vers une visée capitaliste. La construction de casinos se multiplie, les bâtisses rivalisant les unes avec les autres dans une débauche architecturale qui défigure le paysage urbain, fortement marqué par une architecture colonialiste.
Ayant comme toile de fond ces faits historiques, il m’a paru intéressant de comparer la situation des deux anciennes colonies avec Canton, une ville chinoise, très proche géographiquement de Hong Kong et de Macao et d’y étudier les différentes expressions vidéo.
Quelques repères sur la situation artistique et sur le médium de la vidéo dans les trois villes
Hong Kong
Hong Kong compte de nombreux artistes travaillant avec le médium de la vidéo. Cela est à mettre en lien avec la présence d’une industrie du cinéma très importante. Ainsi, plusieurs évènements d’envergure sont consacrés à l’image en mouvement, comme par exemple le festival de films de Hong Kong. Parallèlement à ce dernier, un festival de courts métrages consacré aux films indépendants ouvre sa programmation à des artistes travaillant avec le médium de la vidéo ou de l’animation. Un festival vidéos, Microwave,est reconduit annuellement.
Au niveau de l’apprentissage, la vidéo est enseignée dans des écoles d’art, mais la formation connaît une orientation davantage technique que théorique ou artistique.
Créée par des artistes travaillant dans le champ de la vidéo, Videotage est une institution qui existe depuis 20 ans et qui a pour but de promouvoir l’art vidéo de Hong Kong ; elle possède une large collection.
www.videotage.org.hk
Macao
Macao ne recense que très peu de vidéastes. La vidéo n’est pas enseignée dans les écoles d’art qui sont plutôt des écoles d’arts décoratifs Dès lors, les artistes désireux de se former dans le domaine de la vidéo doivent émigrer, et ils se tournent souvent vers l’Europe.
Récemment, un nouveau musée d’art contemporain a été inauguré, mais les galerie restent peu nombreuses. Le Ox Warehouse est un lieu alternatif qui organise différentes activités culturelles telles que concerts, expositions, workshops et qui proposent des résidences à des artistes chinois et étrangers. Ox Warehouse organise également un festival de courts métrages et dès l’année prochaine, un festival consacré à l’art vidéo.
www.oxwarehousenews.blogspot.com
Canton
La formation artistique de Canton reste très traditionnelle, l’art contemporain n’étant pas une branche officiellement enseignée dans les écoles. Par contre les départements de design proposent des cours d’animation et de montage vidéo, ce qui permet aux étudiants d’accéder à ce médium et de réaliser des travaux personnels même si la censure reste très présente.
Programme
Jamsen Law
A little little Game, couleur, son, 4’, 2005
Ellen Pau
Diversion, couleur, son, 5’, 1990
Huang Xiaopeng
It’s gonna pop you idiot, couleur, son, 6’30, 2006
Bianca Lei
Let me go, couleur, son, 6’, 2004
Tang Silkay
In search of an illusion, couleur, son, 17’, 1992 VO en anglais |
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Arthur Lam
Anita and Leslie, couleur, son,7’30, 2005
VO en cantonais. Sous-titrage en anglais
Wong Chi Fai
Educational TV, couleur, son, 4’30, 1987
VO en anglais
Rita Hui
I do let her my head have, couleur, son, 16’30, 2004
VO en cantonais. Sous-titrage en anglais
Dans l’espace de consultation
Tammy Cheung
July, couleur, son, 80’, 2004
VO en cantonais. Sous-titrage en anglais
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