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Projet sous verre
Andreas Kressig, L'épervier
Installation in situ
Du 9 janvier au 8 février 2004

L'épervier, détail de l'installation
photographie Andreas Kressig

L'épervier, détail de l'installation
photographie Andreas Kressig

L'épervier, matériaux divers, 2004
photographie Andreas Kressig
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La présentation
de projets en vitrine, à contempler de la rue uniquement,
a été expérimentée à trois
reprises durant l'été 2003 dans l'arcade Piano
Nobile.
Elle est reconduite durant les deux mois
les plus sombres de l'année, par une première
intervention d'une artiste (Nathalie Nicola) dont le travail
décortique les moyens photographiques alors que le
second intervenant (Andreas Kressig) crée des « improvisations
plastiques ».
Tous deux occupent l'espace à
part entière, de l'intérieur vers l'extérieur
et vis et versa, afin d'être perçus à
travers la surface intermédiaire de la vitre.
Visibles jour et nuit, les projets sont
confrontés à l'animation lumineuse qui envahit
les rues à cette époque de l'année. Ils
y répondent par la lumière aussi, élément
essentiel des deux interventions ; elle sera choisie
précisément et travaillée concrètement
ou utilisée comme source d'image.
A. Kressig cultive une
manière spécifique d'exploiter un lieu d'exposition.
Il l'investit spontanément selon les éléments
donnés par le contexte visuel du site ou par l'actualité.
« Sur mesure », l'oeuvre « ne
préexiste pas à l'exposition mais naît
le jour de l'ouverture ». L'artiste construit ce
qu'il qualifie d'« improvisations plastiques »,
(au détriment du terme installation), avec une multitude
d'objets où chacun est un indice et le tout, étudié
précisément, un équilibre, presque au
sens statique du mot.
« Communément on appellerait
ça une installation, mais je préfère
le terme d'improvisation plastique. Une installation me semble
être une chose déplaçable et « réitérable ».
Mes arrangements tentent toujours d'échapper à
la répétition, de trouver leur propre identité,
anséité (par rapport aux oeuvres précédentes).
L'improvisation peut être très pure (aucuns dessein
ni matériel préparé) ou bien s'approcher
d'une installation avec une vidéo préconçue
et des éléments préfabriqués.
L'arrangement des éléments se fera de toutes
façons naturellement.
Le traitement de la lumière et
de l'espace sont les plus importants. L'espace est transformé
par soustraction ou addition, par simple déplacement
d'objets ou de lumières. Récemment, cette recherche
d'espaces lumineux prend aussi pied dans le monde tridimentionnel
de l'ordinateur (mini-animations 3D) sans posséder
nécessairement une valeur virtuelle. » A.K.
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