| Projet sous verre
Nathalie Nicola
Installation – projection
de diapositives en vitrine
Du 29 novembre au 13 décembre 2003

installation de diapositives
projetées en vitrine, dessin, 2003

diapositive projetée en vitrine,
dessin, 2003, photographie Nathalie Nicola

diapositive projetée en vitrine,
dessin, 2003, photographie Nathalie Nicola
|
La présentation de projets en vitrine,
à contempler de la rue uniquement, a été
expérimentée à trois reprises durant
l’été 2003 dans l’arcade Piano Nobile.
Elle est reconduite durant les deux mois les plus sombres
de l’année, par une première intervention
d’une artiste (Nathalie Nicola) dont le travail décortique
les moyens photographiques alors que le second intervenant
(Andreas
Kressig) crée des « improvisations plastiques
». Tous deux occupent l’espace à part entière,
de l’intérieur vers l’extérieur
et vis et versa, afin d’être perçus à
travers la surface intermédiaire de la vitre.
Visibles jour et nuit, les projets sont confrontés
à l’animation lumineuse qui envahit les rues
à cette époque de l’année. Ils
y répondent par la lumière aussi, élément
essentiel des deux interventions ; elle sera choisie précisément
et travaillée concrètement ou utilisée
comme source d’image.
Outre la récurrence des moyens photographiques, le
travail de Nathalie Nicolas se situe dans le domaine de l’expérience
« vécue ». Proche de la performance, sa
présence physique est quasi constante : en interaction
avec les gens, couchée dans un paysage naturel ou urbain,
déguisée en un personnage historique, en mouvement
pour les prises de vue,…
Pour le projet sous verre, prenant en compte ce qui anime
la rue ; le mouvement linéaire, la circulation humaine
ou l’immobilité, N. Nicolas aménage une
projection rythmée de vues photographiques, prises
depuis la vitre d’un train. Le défilement d’un
paysage est arrêté par saccades au milieu de
la rue, sur un support qui laisse deviner l’espace intérieur
et le mécanisme à la source de la représentation.
Et lorsque l’artiste trace les contours d’une
image projetée sur ce support, l’image subsiste
alors de jour, apparaissant dans une autre traduction.
La présence de l’artiste, épisodiquement
dans l’espace, derrière la vitre, engendrera
une interaction avec le passant et le voisinage, sous la forme
d’écriture et autres formes spontanées. |